À PROPOS DE MÈRE MEERA
Mère Meera, née Kamala Reddy, le 26 décembre 1960, est la fille d'un couple de fermiers du village de Chandepalle dans la province indienne d'Andhra Pradesh. Sa famille n'était pas particulièrement religieuse et Elle ne fut pas élevée dans une quelconque tradition de pratique religieuse ou de méditation. Mère Meera parle encore le dialecte telugou de Sa région.
Elle ne fut jamais très proche de Sa famille qu'Elle a quittée depuis treize ans. Ses vrais parents furent les guides spirituels rencontrés dans des visions; ce furent eux qui Lui apportèrent l'amour et le soutien dont Elle avait besoin.
Son évolution spirituelle fut particulièrement précoce et complète. Mère Meera n'a jamais eu de gourou humain, n'a jamais lu de philosophie religieuse, n'a jamais pratiqué la sadhana ni suivi de discipline particulière. Son contact avec l'Absolu fut immédiat et direct. A l'âge de deux ou trois ans, Elle se tournait vers " d'autres lumières " quand Elle cherchait secours. A six ans, Elle connut sa première expérience de Samadhi et perdit connaissance toute une journée. Selon Elle, cette expérience Lui a appris à se détacher complètement des relations humaines.
" A partir de ce jour, je sus ne vivre qu'en le Divin et par la volonté et l'aide du Divin."
(Adilakshmi Olatti, The Mother, page 10)
M. REDDY
Disons-le en commençant, M. B.V. Reddy est ce qu'on appelle un Mahâtma (grande âme; mahâtman: noble, sage; mahâ ou mahat, grand; âtmon, âme, soi). Balgur Venkat Reddy est né le 7 décembre 1925 à Hyderabad (capitale de l'état d'Adhra Pradesh; rappelons que Mère Meera est née tout près).
Il n'avait pris aucune habitude religieuse, ne manifestait aucun attrait spécial pour la métaphysique ou la théologie. Il ne se souciait pas spécialement de Dieu. Il pensa par trois fois au suicide: la vie ne l'intéressait plus. À l'âge de 28 ans, il fut forcé par un ami à rencontrer Mère Anadhoota Chinnamma, qui vivait dans le village de Repalli, dans le même état. Le premier contact fut une révélation, tout s'illuminait. De 1952 à 1956, B.V. Reddy resta auprès de Chinnamma, disciple convaincu.
Il rencontra un professeur de Pondichéry qui l'invita à visiter l'ashram de Sri Aurobindo; à ce moment, alors qu'il se demandait s'il ne trahissait pas son Maître, Chinnamma quitta son corps et il est accepté par Douce Mère. La famille Reddy s'installe donc à Pondichéry. Il restera à l'ashram jusqu'en 1973, quand Douce Mère quittera Son corps.
Il L'aura vue tous les jours.
C'est en 1972, en visite dans sa propre maison qu'il rencontra une jeune villageoise de onze ans, Celle qui deviendra Mère Meera. Il pressent Sa nature divine Il est illuminé d'une vision: la Conscience de Douce Mère entre dans le corps de Celle qui n'est encore qu'une jeune inconnue.
La suite de sa vie se confond avec celle de Mère Meera. (Claude-Gérard Sarrazin, Mère Meera ou le Cetanâ-Yoga, Éditions de Mortagne, pages: 237-238)
M.Reddy a quitte son corps le 20 Juin 1985
"…Je ne veux rien d'autre de cette vie ou d'aucune autre, que d'être avec Elle, faire son Travail et de L'aider autant que je le peux…."
(Adilakshmi Olatti The Mother, page 3)
ADILAKSHMI OLATTI
Adilakshmi Olatti est née le 13 juillet 1943 à Madanapali, près de Bangalore, tout au sud de l'Inde. Après avoir obtenu une maîtrise ès Arts en 1969, elle visita sans préparation spéciale et sans idée préconçue, sans même connaître Sri Aurobindo ni Douce Mère (qui dirigeait l'Ashram depuis le départ de Sri Aurobindo en 1950) l'Ashram de Pondichéry. Elle vit, dans une vision si précise qu'on l'eût cru physique, Sri Aurobindo qui l'accueillait et lui accordait Son darshan. Chaque jour, elle alla méditer devant le reposoir de Sri Aurobindo ("le Samadhi").Souvent, Sri Aurobindo lui apparaissait et lui faisait lire un passage de Savitri, elle comprenait alors la signification d'une expérience précédente.
Douce Mère accepta Adilakshmi et sa sœur comme ashramites et comme professeurs au Centre International d'Éducation Sri Aurobindo. Dès 1972, M. B.V. Reddy correspondait avec Adilakshmi et lui contait ses expériences et celles de Mère Meera.
En 1973, après le départ de Douce Mère, Adilakshmi perdit le goût de vivre. En 1974, toujours aussi "vide", elle rencontra Mère Meera, de passage à l'Ashram.
Dès le premier darshan, la Lumière revint. La présence de la Mère Divine S'imposait.
Elle résolut de suivre Mère Meera plutôt que de rester à l'Ashram comme elle l'avait d'abord pensé.
Et sa vie se confond depuis avec la vie visible de Mère.
(Claude-Gérard Sarrazin,
Mère Meera ou le Cetanâ-Yoga,
Éditions de Mortagne, pages: 237-238)
Un jour un disciple demanda à Mère si Elle avait un symbole propre à Elle et Elle répondit qu'elle n'en connaissait point et ajouta: "La joie dans vos coeurs n'est-elle pas un symbole suffisant ?"


